Discours de
candidature aux élections
législatives
en qualité de suppléant
de Marie-Odile VAN DEN BOSSCHE
Le Val Joly – Eppe Sauvage
12/05/2007 – 14h30
Je tiens tout d’abord à remercier toutes les personnes qui ont pris de leur temps, venant des quatre coin de l’Avesnois et de plus loin et
particulièrement Olivier HENNO, Président de l’UDF Nord.
C’est avec honneur que j’ai accepté de répondre favorablement à la proposition de me présenter en tant que suppléant de
Marie-Odile VAN DEN BOSSCHE à l’occasion des élections législatives des 10 et 17 juin 2007 pour la 24ème circonscription.
Lorsque Marie-Odile m’a sollicité pour former le ticket gagnant de cette législative sur la 24ème circonscription, je dois vous
confier que le ciel m’est tombé sur la tête.
Puis au moins trois raisons m’ont conduit à répondre favorablement à sa requête.
Premièrement, elle a un moral de battante : son parcours sans faute
d’élue locale de terrain et non de salon, qui n’hésite pas à prendre sur son temps pour défendre les dossiers que lui confie son maire ou la communauté de communes Mormal
Maroilles et ce, que ce soit auprès des pouvoirs publics français, ou auprès de bailleurs européens.
Deuxièmement, en me choisissant, j’ai perçu qu’elle entendait envoyer un signal fort aux
Fourmisiennes et Fourmisiens ainsi qu’aux habitants du canton de Trélon.
Marie-Odile a rappelé tout à l’heure combien cette terre laborieuse a vu ses projets morts nés pour cause de chicayas politiciennes, que
ce soit au sein d’Action Fourmies, qu’au sein du conseil municipal de Fourmies.
Des élus ne pensant qu’à eux-mêmes ont préféré paralyser la tenue de conseils à plusieurs reprises, faisant montre, de quelque bord qu’ils
soient, de mépris envers celles et ceux qui avaient voté en leur faveur, il y a à peine plus de six ans.
Marie-Odile, vous l’aurez compris s’adresse directement aux électeurs de droite écœurés par la conduite de certains élus, et aux électeurs de
gauche qui n’admettent pas la désertion de leurs élus pour convenances personnelles.
Troisièmement, Marie-Odile est persuadée tout comme moi que le devenir de la
24ème Circonscription, passe par une approche concertée des six intercommunalités, qui la composent. Elle veut tout mettre en œuvre pour un Avesnois gagnant.
Alors, mesdames, messieurs, chers amis, comment le citoyen que je suis, qui ne détient aucun mandat aurait-il pu refuser l’occasion donnée aux
Fourmisiennes et Fourmisiens de se faire entendre de leur future députée.
Une femme, une personnalité, enfin neuve et novatrice qui souhaite travailler pour eux et œuvre pour un apaisement de la vie politique dans ce
beau canton de Trélon où je réside.
Je veux incarner à ses côtés pour l’Avesnois, pour le Canton de Trélon et pour Fourmies, là
ou je vis, une véritable espérance éloignée de toutes considérations personnelles, éloignée de toute démagogie.
A cette heure, je vous dois un peu de mon histoire.
Mon père a milité pendant des années pour convertir des communistes au socialisme.
Une fin d’après-midi de mai 1981, le médecin communiste de notre village dont le fils travaillait au service politique de France 3 Nord
Pas-de-Calais, était passé pour nous dire : « C’est Mitterrand, c’est fait… »
A 20h00, la nouvelle était confirmée quand sur notre écran de télévision était apparue l’image pixelisée de François Mitterrand en bleu, blanc,
rouge.
De cette époque, je me souviens d’un meeting, d’un fond de scène fait d’un amas de drapeaux d’acier, d’un formidable enthousiasme et de
cet homme fascinant qui s’adressait à la foule. J’avais 13 ans.
7 ans plus tard, j’avais le droit de vote et j’étais pris par le même engouement en rejoignant ce que certains ont appelé la « génération
Mitterrand ».
Les filles et les fils de François Mitterrand s’estimèrent en droit lorsque la mort fut venue, de faire l’inventaire de 14 années de
gouvernance. Je commençais à ressentir un profond malaise, un mal être. De quel droit, pouvaient-ils juger celui la-même qui les avait amenés au pouvoir, celui qui avait bâti un parti socialiste
conquérant et bâtisseur d’espoir ?
Puis vint le vide, Chirac et le 21 avril 2002. Fin candidat « calculateur », il avait surfé tout au long de la campagne sur
l’insécurité, thème de prédilection du Front National, cela au risque de sortir du tube (de la vague) derrière Le Pen mais avec la certitude d’éliminer Jospin. Le choix se révéla
gagnant.
Le pouvoir une nouvelle fois en main, Chirac s’avéra incapable de savoir quoi en faire. Il avait pourtant la situation rêvée pour donner un
sens à une première Présidence manquée.
Elu par une majorité écrasante de Français venant de gauche, de droite, du centre et animée par des valeurs républicaines et démocrates,
Chirac était en mesure de marquer son histoire, en invitant les partis à se rassembler dans un gouvernement d’union nationale.
La situation l’exigeait et François BAYROU avait proposé ou suggéré à Chirac cette voie.
Chirac préféra s’engager dans l’impasse de l’UMP, laissant à des millions de Français le sentiment d’être les « cocus de la
république ».
C’est un peu pour cela que je me suis retrouvé le 17 avril 2007 au ZENITH de Lille à
scander « BAYROU Président !!! » après avoir participé avec conviction à une campagne hors norme.
Plus simplement, j’ai 38 ans, je suis marié et j’ai deux enfants, Léo 9 ans et Ketline 7
ans.
Je suis économiste de formation, titulaire d’une Maîtrise en Sciences Economiques et d’un DESS en Gestion des Collectivités
Locales.
Après avoir occupé le poste de Chargé de Mission puis de Directeur de l’association Tourisme en Avesnois, j’ai rejoint le secteur privé en tant
que Directeur des Relations Publiques dans une grande entreprise de la Sambre-Avesnois.
J’ai pour passion les mots, l’écriture. Ecrire est pour moi un besoin vital dont je ne pourrais me passer. J’ai publié « Ces quelques mots
de Haïti » qui raconte mon voyage en Haïti et ma rencontre avec la petite fille que nous avons adoptée avec mon épouse et dans un tout autre genre un essai d’économie intitulé « La
menace de la spirale dépressionnaire ».
Mais en ce lieu que j’aime, le val Joly, cœur de l’Avesnois que nous espérons voir devenir une véritable locomotive, un pôle structurant du
développement touristique de notre arrondissement, je me dois de revenir une nouvelle fois sur une part de mon histoire qui est peut-être le fondement de mon engagement
actuel.
Lors de sa déclaration de candidature sur la 24ème Circonscription le 22 mars à LANDRECIES, Marie-Odile rappelait que le
tourisme était un enjeu pour le territoire et que cela nécessitait de travailler ensemble. « Je ne rentrerai pas dans les détails » avait-elle ajouté en me
regardant et en ajoutant « ce serait pour certains remuer le couteau dans la plaie ».
Je tenais à te rassurer, Marie-Odile, ma plaie est parfaitement cicatrisée
et je peux évoquer ces moments comme une expérience qui a mûri mes convictions.
J’ai en effet et comme je vous l’ai déjà dit, été Directeur de l’association Tourisme en Avesnois de janvier 1995 à Juillet 2000.
Cette association fédérait les structures publiques, les élus et les acteurs touristiques privés pour travailler ensemble dans l’intérêt
général.
Auparavant, il existait une structure regroupant les structures publiques et une autre regroupait les acteurs privés.
Ils nous avait semblé important de fusionner et de ne faire qu’un pour travailler ensemble.
Car finalement c’était le meilleur moyen de faire comprendre les stratégies touristiques du Conseil Général ou du Conseil Régional aux acteurs
privés en les associant à une réflexion commune et c’était le meilleur moyen pour les acteurs touristiques de faire remonter leurs attentes vers ces mêmes structures.
Tourisme en Avesnois était devenue un lieu d’échange permanent et d’écoute, un vivier d’idées.
Mais très vite, Tourisme en Avesnois est devenue un simple et unique enjeu de politique politicienne entre le RPR devenu UMP et le PS,
Alain POYART voulant mettre la main mise sur l’association Tourisme en Avesnois, comme contre pouvoir.
Je me suis contenté d’être un technicien intègre motivé par un projet… Celui du développement touristique de notre arrondissement. J’ai
toujours refusé d’afficher la moindre appartenance politique, de prendre parti, je n’étais pas là pour cela.
J’aurais pu me résigner à prendre les portes dérobées, comploter… J’ai préféré rester droit.
Les attaques ont fusé pour nous dresser les uns contre les autres. J’ai préféré voguer vers d’autres horizons. Il était hors de question que ce
clivage fasse des dégâts sur ma personne.
La disparition de Tourisme en Avesnois en 2005 est un véritable dégât politique, résultant de cet affrontement stérile dont la seule motivation
est le pouvoir pour le pouvoir.
Voilà à quoi s’est résumée cette guerre des clans, des années d’investissements humains gâchés… et bien cela nous ne pouvons plus
l’accepter, notre territoire n’a pas ce luxe…
Et les élus qui font la politique de cette façon, qu’ils aillent la faire ailleurs ou qu’ils changent.
Cette manière de faire de la politique est révolue.
François BAYROU a dit lors de cette campagne : « Je considère comme une chance d’être obligé maintenant de faire
lever une génération nouvelle, de présenter aux français des visages nouveaux, des femmes et des hommes nouveaux d’expériences différentes
pour qu’ils assument à leur tour et le moment est venu le destin de notre pays. »
Je revendique haut et fort en ce jour, au nom de Marie-Odile et de moi-même, incarner cette chance, cette chance d’incarner
un autre mode de gestion de la politique et cela au bénéfice de notre Avesnois. Il est temps de rompre avec les affrontements de principe entre la gauche te la droite.
Oui… nous sommes des visages nouveaux, d’expériences
différentes…
et pour cela nous incarnons véritablement le renouveau…
Ce n’est pas le cas d’Alain POYART, d’André DUCARNE en partance pour une énième « grande
vadrouille » ou de Jean-Luc PERAT, supplétif annoncé depuis des années, de Marcel DEHOUX, lancé dans le remake de « La
doublure ».
Oui nous voulons écrire une véritable et nouvelle histoire… La nouveauté de cette campagne, c’est nous.
Nous voila à l’aube d’une nouvelle chance…
Après ce premier tour des élections présidentielles, il n’est certainement pas temps de quitter le terrain.
Nous devons rester en ordre de marche pour ces nouvelles échéances… nous impliquer autant sinon plus.
Le mouvement démocrate naissant nous porte plus que jamais et nous nous réjouissons du succès populaire qu’il rencontre… rendez-vous compte
plus de 40 000 pré-adhésions et cela sans aucune campagne tapageuse.
Les français se sont réfugiés dans un vote que l’on pourrait qualifier de « sécurité », l’être humain a en effet un besoin incontournable de sécurisation pour vivre.
Finalement et même convaincus par le message de François BAYROU, les français s’étaient dit le 22/04/2007 : « avec le clan
UMP – PS, on sait à quoi nous attendre, ils vont se taper sur la gueule pendant 5 ans, mais on le sait et on ne sera pas déçus ! ».
Et aujourd’hui ceux-là même qui ont critiqué le message François BAYROU et qui pendant
toute la campagne nous ont dit « L’ouverture, le rassemblement proposé par BAYROU, c’est impossible. C’est impossible de faire travailler des gens de gauche et de droite
ensemble », se plaisent aujourd’hui à parler d’ouverture, à rencontrer d’anciens ministres socialistes pour travailler à un gouvernement d’ouverture qui sera fait de
serfs à l’image de Gilles De Robien, de simples sujets, des sous-citoyens de l’UMP.
On a traîné François BAYROU dans la boue, on l’a traité de fou et voilà
que l’on nous propose de faire du BAYROU sans BAYROU.
Nous sommes les seuls dépositaires de son message, il est hors de question de nous
laisser déposséder de l’espérance que nous avons fait naître.
Vous savez tous comme moi que les contrefaçons sont toujours de mauvaise qualité et parfois
dangereuses!
Alors… Nous ferons du BAYROU avec BAYROU.
Les français ont donc une deuxième chance de rompre avec la bipolarisation en
concrétisant dans les faits la création d’une force démocrate forte. Nous n’étions pas seuls, nous étions 7 millions et cela est susceptible de modifier de vieux réflexes
électoraux.
Oui, ce message d’une ouverture réelle et forte est possible et, à l’occasion des
élections législatives, j’invite les électeurs de la 24ème circonscription à oser porter le message d’espoir de François BAYROU et de faire élire
Marie-Odile.
François BAYROU a dit : « Ma conviction profonde est celle ci : notre mission est de rendre
au peuple français un bien précieux un bien unique qu’il a perdu depuis longtemps et qui porte un nom tout simple cela s’appelle l’espoir. »
Et bien je vous le dis : Osons rendre l’espoir à la Sambre-Avesnois.
Emmanuel MEYZA
Candidat suppléant – 24ème circonscription
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