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tibet.png« Aussi longtemps que dure le ciel,aussi longtemps que les êtres demeurent
puissè-je demeurer en vie pour dissiper les souffrances du monde. »
 
Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama
« L’heure de Vérité » - Paris - Octobre 1993
Jeudi 14 février 2008
Bonjour,
 
Pour poursuivre la démarche des « Questions du MoDem aux candidats », voici nos questions sur le thème de la démocratie locale :
 
- Qu'envisagez vous pour faire vivre la démocratie locale au quotidien, c'est à dire en dehors des échéances électorales ?
 
- Quelle place accorderez vous à « l’opposition » au sein du Conseil Municipal ?
 
Dans l'attente de vous lire, bien à vous.
 
Emmanuel MEYZA
Référent MoDem
Canton de Fourmies Trélon
 
 
Place aux réponses des candidats :   
 
14/02/2008 - Alain BERTEAUX - Liste « FOURMIES, ensemble pour réussir. »
 
«Mr MEYZA, 
 
Nous développerons les nouvelles techniques de communication afin de permettre aux fourmisiens de s'exprimer clairement, nous augmenterons le domaine de compétence du service communication de la ville, de même notre liste regroupant des personnes issues de tous les quartiers de notre ville, une fois élus, ces derniers auront pour mission de remonter les souhaits de nos habitants, de sorte à ce que nous puissions être rapidement réactifs, et coller aux besoins de nos administrés.
 
L'opposition, quant à elle, aura la place de droit que lui accorde le suffrage des électeurs.
 
Elle participera aux différentes commissions municipales et pourra avoir des missions ponctuelles, associatives, sportives, économiques.
 
Bien cordialement »
 
Alain BERTEAUX
 
 
13/02/2008 - Jacques Derigny – Liste « Agir dans la sérénité »
 
« Jacques Derigny s’oppose à la « politique de la chaise vide » !
 
En réponse à la seconde question d’Emmanuel Meyza, voici les engagements de la liste « Agir dans la Sérénité », conduite par Jacques Derigny, pour garantir un vrai débat démocratique sur Fourmies :
 
- Jacques Derigny s’engage, s’il est élu premier magistrat de la ville de Fourmies, à proposer à ses adjoints de véritables délégations et un partage des responsabilités au sein des principales commissions ou des conseils d’administration.
 
- S’il est élu, Jacques Derigny sera un « maire de Fourmies à temps plein », qui ne cumulera pas plusieurs postes de président, à l’exception de ceux qui sont prévus d’une manière réglementaire (exemple : la présidence du conseil d’administration de l’hôpital de Fourmies revient obligatoirement au maire de la ville).
 
- Pour éviter « la politique de la chaise vide », les présidences de l’Office public des HLM de Fourmies, du CCAS, du SICT ou bien encore de la communauté de communes Action Fourmies et environ, seront confiées à d’autres personnalités, en qui Jacques Derigny a totalement confiance.
 
- Ce non-cumul des mandats à responsabilité ne veut pas dire pour autant que Jacques Derigny ne s’investira pas dans ses conseils ou dans ses commissions. Il travaillera aux côtés des présidents et gardera un droit de regard ou d’action privilégiée en sa qualité de maire de la commune la plus importante du territoire. Chaque adjoint ou responsable de conseil et autre commission doit s’engager à effectuer un rapport lors des différentes réunions de la municipalité.
 
- Dans un souci de transparence, les commissions municipales devront être réinstaurées. Les élus de l’opposition doivent être impérativement informés de tout ce qui sera décidé. Ils doivent pouvoir participer à l’élaboration des projets, au même titre que les conseillés municipaux de la majorité. L’opposition devra être en mesure de contrôler toutes les décisions prises par la municipalité. Nous nous engageons à ce que l’opposition puisse avoir un droit de regard sur les finances communales !
 
- Parallèlement à ces commissions, la mise en place de comité de quartier et de réunion participatives des habitants, permettra de donner la parole aux fourmisiens ou de leur apporter directement des réponses aux questions qu’ils se posent !
 
- Donner la parole aux jeunes : il faudra penser à instaurer un conseil municipal des jeunes pour leur donner la parole et pour les aider à être fiers de leur ville ! Il donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer et de vivre pleinement leurs passions. Un audit de la jeunesse sera sans aucun doute nécessaire !
 
- Instaurer une véritable « e-démocratie » participative. L’outil « Internet » doit être utilisé pour transmettre aux habitants le maximum d’informations et pour leur permettre de s’exprimer librement, dans le respect et la dignité des personnes !
 
- « Une remise en question permanente ! » : Nous nous engageons à ne pas tomber dans l’autosatisfaction et la routine. Nous devons faire preuve de modestie et d’esprit d’ouverture. Nous devons être en permanence à l’écoute de la population. Pour cela, l’évaluation de notre politique communale devra être constante. A la mi-mandat, un séminaire municipal devra être organisé, afin d’aller jusqu’à une remise en cause de certaines orientations ou actions, si cela est nécessaire. »
 
13/02/2008 – Elisabeth Koral – Liste "OSER aujourd'hui, REUSSIR demain !"
 
« Bonjour,
 
Pour faire vivre la démocratie locale, il est important d'avoir des commissions qui marchent.
 
J'ai toujours, les conseillers d'opposition le savent, répondu à l'organisation de mes commissions tant à l'urbanisme, circulation, environnement, fleurissement qu'aux finances.
 
Il est important que l'opposition puisse s'exprimer sur les attentes de leurs électeurs. Quand on est élu, on l'est pour tous.
 
Nous partagerons nos choix avec les habitants lors de réunions pour connaitre leur avis et en tenir compte. FOURMIES est leur ville et ils doivent s'y trouver bien et en être fiers.
 
En 2006, à la CC nous avons initié et inauguré un programme de démocratie locale en direct et par internet avec deux classes de CM2 de Féron et Wignehies dans "apprends moi la démocratie". Les Vices Présidents et moi-même avons répondu aux questions des enfants. Cette expérience m'a donné envie de créer un Conseil Communautaire d'enfants, mais les dossiers traités ne nous ont pas laissé le temps de l'organiser, mais c'est une idée à suivre aussi bien à la CC qu'à la Commune.
 
Si je suis élue, je souhaite ardemment rester Présidente de la CCAFE pour y continuer le travail entrepris. Nous sommes reconnus pour notre dynamisme, pour nos résultats. Nous avons préservé des entreprises, maintenu de l'emploi et créer des emplois. Certes pas encore en nombre suffisant, mais c'est une amorce, il faut continuer. J'ai la confiance des chefs d'entreprise. Nous avons ,dans l'édition du 10 janvier 2008, eu un article de 5 pages dans la gazette nord pas de calais qui nous met à l'honneur. Cet article, nous ne l'avons pas demandé, c'est le journaliste qui est venu de lui-même. Ce journal est connu des entreprises, il est distribué dans le TGV, c'est une image positive de notre territoire qui voyage. Notre envol commence après bien des années d'attentisme!
 
Il est évident que pour être à la tête de la CC, il faut avoir une certaine compétence sinon on y renonce.
 
Je souhaite aussi être Présidente du Conseil d'Administration du CH de Fourmies parce que là aussi je pense avoir une certaine légitimité par mes connaissances dans le domaine de la santé et que l'hôpital ne serait pas ce qu'il est devenu si à la base nous n'étions pas arrivés à Fourmies le 1er janvier 1980.
 
Le CH peut faire encore beaucoup mieux, des actions de coopérations doivent se mettre en place dans l'intérêt des habitants.
 
J'ai des contacts avec le ministère depuis quelques temps déjà et je crois qu'il faut bénéficier des contacts établis pour avancer.
 
Je n'ai pas l'habitude de brasser de l'air et de parler pour parler. Parfois des interventions médiatiques peuvent être plus néfastes que fastes!
 
Il y a des domaines où certains de mes colistiers sont plus compétents que moi et je leur proposerai la présidence d'autres structures en les accompagnant évidemment dans un poste de vice présidente.
 
J'ai eu l'habitude de toujours mener plusieurs charges en même temps et le travail ne me fait pas peur surtout avec l'équipe qui m'entoure.
 
A votre disposition, cordialement”
 
E.KORAL
par Emmanuel MEYZA publié dans : Fourmies 2008 - Questions aux candidats
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Mercredi 13 février 2008
undefinedBonjour,
 
En qualité de référent du MoDem du Canton de Trélon, j'ai lancé une démarche de "Questions aux candidats" dans le cadre des élections municipales à Fourmies. Il s'agit d'éclairer le choix des adhérents, des militants ou des simples sympathisants du MoDem à Fourmies.
 
A ce titre, je me permets de venir vers vous afin de vous soumettre cette première question :
 
- Quelles seront vos orientations en matière de fiscalité locale ?
 
Dans l'attente de vous lire, bien à vous.
 
Emmanuel MEYZA
 
 
Place aux réponses des candidats :   
 
13/02/2008 – Elisabeth Koral – Liste "OSER aujourd'hui, REUSSIR demain !"
 
“Bonjour Mr MEYZA,
 
Merci pour vos questions.
 
Il n'est pas dans mes objectifs de gérer le budget de la commune par une augmentation de la fiscalité. Nous serons d'une grande rigueur et déterminerons les priorités à solutionner, par plan pluriannuel et les orientations sont déjà connues des habitants par notre programme.
 
le budget sera suivi avec une grande précision par notre adjointe aux finances en parfaite complémentarité avec les services de la commune;
 
Les finances actuelles sont saines, je suis bien placée, je crois, pour le savoir.
 
Il est nécessaire de tenir les habitants au courrant des choix envisagés et je les inviterai en réunion publique pour les leur proposer et tenir compte de leurs idées: Fourmies est leur ville et ils doivent s'y sentir bien.
 
Je sais que dans votre question, en filigrane, pointe la question des ordures ménagères;
J'aurai pû attendre les élections pour instaurer la redevance spéciale professionnelle. cela aurait été de l'électoralisme puisqu'il faut la mettre en place et vous allez voir que très vite après mars 2008, que les redevances spéciales vont fleurir partout avec beaucoup moins d'attention dans leur établissement que nous l'avons réalisé.
 
Nous avons déjà réfléchi à l'instauration d'une redevance ou d'une taxe chez les particuliers, mais sans pour cela monter les impôts; il suffit de basculer une partie de l'impôt foncier de la commune sur la CCAFE ,qui a maintenant par sa compétence la charge de ce service. Ainsi sera réalisé l'équilibre entre la compétence transférée et les moyens pour la faire vivre sans altérer le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
 
Pour être clair nous n'envisageons pas l'instauration d'autres taxes;
 
Par ailleurs, chaque habitant doit être responsable de son environnement et nous intensifierons les échanges pour que chacun puisse prendre conscience de son importance dans la vie de sa ville.
 
Il est évident pour nous que l'opposition doit avoir un droit de regard sur la gestion de la ville et je proposerai un droit de regard sur les finances en dehors des commissions dans lesquelles l'opposition a des représentants et un poste auprès de l'adjointe aux affaires sociales, délégation très sensible.
 
J'espère avoir répondu à vos questions, mais reste à votre disposition. »
 
Elisabeth KORAL
 
 
Le 09/02/2008 - Jacques Derigny – Liste « Agir dans la sérénité »
 
« Nous ne voulons pas augmenter la pression fiscale, ni créer de nouvelles taxes !
 
Nous avons commencé effectivement depuis quelques jours à lister certains de nos projets que l’on juge ambitieux pour le commune de Fourmies. Vu l’ampleur du coût de ces réalisations (par exemple 5 millions d’euros pour la réhabilitation totale du théâtre), il est évident que tout ne pourra pas se faire du jour au lendemain ! Certains de ces projets se réaliseront et s’étaleront sur 2 mandats. Par contre, nous nous engageons à obtenir le maximum d’aide auprès de nos partenaires (Conseil Général, Conseil régional, Etat, Europe, DRAC pour le Théâtre, CNC pour le cinéma…).
 
Nous pouvons d’ores et déjà compter sur le soutien d’élus locaux comme Jean-Luc Pérat au niveau du conseil général et de l’Etat, Anne Marie Stiévenart pour la région et Jean-Jacques Thomas pour les fonds européens, en sa qualité de président de commission des fonds Interreg 4. 
 
Pour être très clair, nous ne voulons pas augmenter la pression fiscale qui est déjà trop élevée sur Fourmies ! Nous ne voulons pas non plus instaurer de nouvelles taxes, comme Elisabeth Koral voulait le faire il y a un an avec son projet de création d’une taxe sur le ramassage et le traitement des ordures ménagères. Il y aura donc des priorités hiérarchisées et nous comptons aussi sur les fourmisiens pour nous dire qu’elles sont leurs attentes dans ces domaines.
 
Par contre, pour des raisons liées à la sécurité, on ne pourra pas trop tarder concernant la réhabilitation du théâtre et la construction ou la rénovation de l’école de musique. Pour ce qui est de la médiathèque, il n’y a pas forcément urgence, mais il y a la possibilité d’obtenir des aides jusqu’à 80% du coût total de cette réalisation, à condition que cette médiathèque devienne « tête de réseau intercommunale ». Pour le théâtre ou l’école de musique, si nous voulons obtenir le maximum d’aides, la notion de « tête de réseau intercommunale » est là aussi obligatoire.
 
 
Au niveau de la piscine, elle n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite et selon certains experts, sa « durée de vie », malgré un excellent entretien, est limitée dans le temps (7 à 9 ans). Comme nous ne voulons pas augmenter la pression fiscale locale, ni nous retrouver dans 7 ou 9 ans sans piscine sur Fourmies, il faudra que l’équipe qui sera élue le 16 mars prochain, puisse dès son arrivée, commencer à travailler sérieusement sur ce dossier. A titre d’exemple, afin d’obtenir un maximum de financements, il a fallu plus de 6 ans à la communauté de communes d’Hirson - Aubenton pour aboutir à l’ouverture du centre aquatique et bowling « l’île verte » à Hirson.
 
Nous ne devons pas perdre de temps. En même temps, ces projets ambitieux ne doivent pas être réalisés au détriment de l’entretien quotidien de la ville, de l’accompagnement social et économique, du soutien au monde associatif et sportif, ainsi que de la rénovation urbaine. Nous avons donc « du pain sur la planche » et il faudra retrousser nos manches ou taper du poing sur la table si nous voulons être entendus au plus haut niveau.
 
Enfin, certains projets comme la construction d’un complexe cinématographique (estimée à 2 millions d’euros) ou la création d’une guinguette aux Etangs des Moines, sont des dossiers portés par des investisseurs privés. Notre rôle sera donc de les accompagner, de les aider à obtenir des aides et de prendre peut-être à notre charge la partie « aménagement urbain et paysager ».
 
Nous sommes conscient que ce ne sera pas toujours évident. Nous rappelons par ailleurs que ces projets sont des propositions et des objectifs à atteindre. Nous nous engageons à faire le maximum pour les concrétiser ou pour les préparer en faveur de l’équipe suivante, si les fourmisiens le souhaitent ! Une gestion rigoureuse des finances locales et intercommunales sera obligatoire. Nous devrons, si nous sommes élus, faire la chasse au gaspillage !
 
On compte sur vous… Merci pour votre contribution à l’élaboration de notre projet d’avenir pour Fourmies. »
 
 
Le 09/02/2008 - Alain BERTEAUX - Liste « FOURMIES, ensemble pour réussir. »
 
« Mr MEYSA,
 
Je vous félicite pour cette démarche démocratique et vous remercie de m'interroger sur ce sujet "au combien important" qu'est la fiscalité locale.
 
Je ne tiendrai pendant cette campagne, aucun discours démagogique, comme celui qui avait amené l'équipe actuelle à la tête de notre cité, car en effet, souvenez-vous, la candidate Martine ROUX et ses colistiers, avaient promis une baisse de 20 % de la fiscalité locale, nous sommes à quelques semaines de la fin du mandat et force est de constater que celle ci n'a pas bougé !
 
Nous avions laissé, mon équipe et moi même un excédent budgétaire considérable dans les caisses de la commune, excédent dilapidé malheureusement pendant ce mandat !
 
La première chose que nous ferons mon équipe et moi même, si vous nous confiez la responsabilité de gérer notre ville, sera un audit comptable des comptes de la mairie, de la Communauté de commune, les HLM ... , et si cela est nécessaire, nous n'hésiterons pas à demander des comptes à l'équipe actuelle, et tiendrons informé l'ensemble de la population.
 
A ce jour, les projets que je soutiens, ne nécessitent aucune augmentation de la fiscalité locale, nous avons un ratio d'endettement par habitant peu élevé, et les recettes fiscales actuelles sont suffisantes.
 
J'espère avoir répondu à vos attentes et reste à votre disposition pour tous renseignements que vous jugerez utiles.
 
Cordialement, »
 
Alain BERTEAUX.
par Emmanuel MEYZA publié dans : Fourmies 2008 - Questions aux candidats
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Mardi 12 février 2008
undefinedA l’heure de la nouvelle crise financière que nous traversons, je vous invite à revenir sur les promesses… puis l’implosion de la « nouvelle économie » en vous proposant un essai écrit le 30/03/2001 intitulé :
 
 
 
La nouvelle économie, triomphe
de l'actionnariat individuel :
Mirage ou réalité ?
 
 
Renault, Peugeot... Michelin, Danone aujourd’hui et tant d'autres annoncent des bénéfices mirobolants, des milliards de francs, les fusions-acquisitions sont devenues monnaie courante...
 
Après quelques semaines, parfois quelques jours, ces annonces sont suivies de plans sociaux, licenciements à la clef, avec pour répercussion une flambée de la cotation boursière de ces entreprises à la grande joie des actionnaires.
 
Des émissions de télévision, des sites Internet en cascade viennent nous vanter les mérites de la spéculation boursière.
 
Nous sommes abreuvés de mots à la mode " stock-option ", " start-up " petites entreprises miracle et l'on nous parle d'une nouvelle économie.
 
J'ai essayé à travers cet essai d'étudier ce phénomène, d'en comprendre les tenants et les aboutissants ; dans un premier temps sans exercer le moindre esprit critique, reprenant avec neutralité et esprit de synthèse les discours les plus courants des actifs partisans de la nouvelle économie afin d'en dresser les grandes lignes pour ensuite me laisser aller et analyser ce " nouvel esprit d'entreprise ".
 
la nouvelle économie : vers " le meilleur des mondes "
La nouvelle économie est née aux Etats Unis d'Amérique, dans la Silicon Valley sous les effets des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) et dans la droite ligne de la première révolution impulsée par la micro-informatique pour connaître ensuite un développement fulgurant à New York devenu une véritable capitale mondiale de la net économie sous l'appellation de " Silicon Alley ".
 
Pour Kevin KELLY, rédacteur en chef du magazine " Wired ", la nouvelle économie peut se décliner autour de trois grands principes.
§         Elle est " globale " au sens ou elle est accessible dans le monde entier et s'inscrit donc pleinement dans le processus de mondialisation appelé également " globalisation ".
§         Elle est " interconnectée " grâce aux NTIC et plus particulièrement à internet.
§         Elle s'appuie sur la production de biens " immatériels " qu'ils soient intellectuels ou informatifs.
 
Schématiquement analysée sous l'angle du mode de production, la nouvelle économie utilise l'information comme matière première, les progrès et le développement fulgurant des NTIC comme énergie et l'outil internet comme moyen d'acheminement des biens générés. Elle est donc caractérisée par l'introduction de l'outil internet dans l'ensemble des domaines et activités qui font la sphère économique avec pour finalité la mise en contact directe du producteur et du consommateur mais également des producteurs entre eux permettant une adaptation quasi instantanée entre l'offre et la demande. En d'autres termes, elle allie réactivité, fluidité et réductions des coûts. Elle évoque l'idée du marché parfait développé par les économistes classiques, celui qui permet une concurrence pure et parfaite.
 
Autre vertu, la nouvelle économie ouvrirait également la voie à une croissance économique infinie puisque les nouvelles activités qu'elle tend à développer et les biens immatériels qu'elle produit, ne sont pas soumis à des phénomènes de saturation du marché comme peuvent en connaître par exemple le secteur de l'automobile ou de l'électroménager. Il paraît vraisemblablement impossible que les informations et les productions intellectuelles soient soumises dans l'absolu aux moindres contingences. A ce titre, il avait été prévu que le chiffre d'affaires de la nouvelle économie aux USA pourrait passer de 524 milliards de dollars en 1999 à 850 milliards à la fin de l'année 2000 soit un taux de croissance de 62% déjà observé entre 1998 et 1999.
 
Dernier intérêt et non des moindres, la nouvelle économie développe des services fortement producteurs d'emplois comme l'ont été les industries lourdes nées de la première révolution industrielle. Elle a créé en 1999 aux Etats Unis d'Amérique 650 000 emplois nouveaux et emploie aujourd'hui 2,476 millions de personnes contre 2,405 millions pour le secteur des assurances et 1,2 millions pour les transports aériens. Phénomène nouveau puisque les évolutions techniques de ces dernières années comme la robotique ont plutôt eu l'effet inverse. Ces emplois concernent de nombreux secteurs d'activités, de la fabrication de logiciels aux activités commerciales en passant par des emplois de juristes et d'avocats, bref de manière générique des producteurs et des diffuseurs d'informations, de concepts... finalement peu de limites.
Il semblerait donc que la nouvelle économie réconcilie progrès technique et emploi. Que demander de plus ?
 
Au cœur de la nouvelle économie, découvrez la " start up " que Laurent MAURIAC, journaliste à Libération, définit comme " une entreprise qui démarre en trombe et vise un développement rapide ". Cette nouvelle génération d'entreprise s'appuie sur les NTIC et plus particulièrement sur l'outil Internet.
 
Le principal mode de création et de financement utilisé est le capital risque via des fonds d'investissement comme Europ@web, Galiléo Partners, Viventures, Dassault Développement, CDC ou AXA Innovation... derrière lesquels nous retrouvons de grosses sociétés comme Dassault, Vivendi, la Caisse des Dépôts et Consignations, la Banque Nationale de Paris, le Crédit Agricole, le groupe LVMH, AXA, les AGF, France Télécom...
 
Sans doute, avez-vous entendu parler des " First Tuesday " (premier mardi du mois) organisé à Paris, ni plus ni moins qu'un club d'échange, levier de la nouvelle économie, où les porteurs de projet et capital risqueurs se rencontrent en soirée dans une ambiance convivialement branchée. Les levées de fonds se font le plus souvent au dessus de 10 millions de francs, les plus grosses ont atteint 65 millions de francs pour la création de " Château online " qui propose la vente de vin, 163 millions de francs pour Freesbee fournisseur d'accès et 260 millions de francs pour Selftrade, société de courtage.
 
Ce phénomène tend à s'amplifier en France de manière significative comme l'atteste les chiffres ressortant d'une étude réalisée par Chausson Finance avec le risque de siphonner le capital-risque des entreprises traditionnelles :
§         Sur le premier semestre 1999, 23 fonds d'investissements ont apporté 872 millions de francs pour la création de 129 start up contre 675 millions et 111 start up en 1998,
§         La moyenne en apport des captital risqueurs est ainsi passée d'un peu moins de 34 millions à prés de 40 millions.
 
Les grandes tendances observées au niveau de la création permettent d'illustrer plus concrètement les activités développées par les " start up " :
§         Des sites de commerce proposant du courtage (Boursedirect.com, Selftrade.com...), des ventes classiques de biens (château online, CD&Co.com, Marcopoly.com...), des enchères (Ibazar.com, Epublik.com...), des achats groupés permettant virtuellement aux internautes de regrouper leurs intentions d'achat pour influer sur les prix (Akabi.com...),
§         des sites " tribu " (Kazibao.com pour les ados, Alafolie.com pour les futurs mariés...), des portails thématiques (Focusimaging.com ou SurgeonLine.com pour les professions médicales...) ou généralistes (multimania.com, I-France.com ou Nomade.com), qui globalement visent une communauté virtuelle ou un groupe particulier d'individus par l'offre de services adéquate,
§         Des sites offrant des services informatiques notamment pour améliorer l'utilisation et la performance d'Internet : logiciels aux entreprises, système de paiement sécurisé, sécurité intra et extra net, téléconférence, solutions Internet...
 
Peut-on cependant rationnellement parler de nouvelle économie qui sous-entend qu'il existerait une ancienne économie avec d'anciens mécanismes de fonctionnement ? N'y a-t-il pas plus simplement, de la machine à vapeur à Internet, une évolution inéluctable de l'économie animée par la force de rationalisation ?
En effet, du fait de la concurrence inter capitaliste, le système économique se trouve en constante évolution, motivée par la recherche constante de productivité couplée au progrès technique que l'on peut résumer par le terme de " force de rationalisation ".
 
Cette évolution se caractérise à chaque période par une gamme d'innovations, une organisation du travail et une série d’activités en essor :
§         Aux 18ème et 19ème siécles la dynamique « charbon-vapeur », le principe de la division du travail (décomposition d’une production en opérations élémentaires et répétitives) d’Adam SMITH, l’essor des industries du textile, de la métallurgie, de la sidérurgie,
§         De la fin du 19ème jusqu’aux années 1970, l’énergie électrique, les hydrocarbures et la chimie, la mécanique, le taylorisme (travail décomposé en gestes élémentaires chronométrés) puis le Fordisme avec le principe de la chaîne continue (« les temps modernes » de Charlie CHAPLIN »), le développement de l’automobile, de l’aviation, de la traction ferroviaire électrique, de l’industrie chimique et de la pétrochimie,
§         Fin des années 1970 jusqu'aux années 1980, l'électronique, le nucléaire, la cybernétique, l'automatisation grandissante du travail dans l'industrie (le robot remplace de plus en plus l'homme sur la chaîne du travail, le boom de l'informatique, de la télématique, de la robotique et croissance des activités de services.
 
L'évolution du progrès technique s'est traduite au cours des deux premières grandes phases d'innovation par le développement successif d'industries lourdes nécessitant une main d'œuvre importante et génératrices d'emplois nouveaux.
 
La nature du progrès technique s'est ensuite affinée et a conduit à une modernisation considérable des industries grâce à l'automatisation qui tend à remplacer l'homme dans de fortes proportions sur les chaînes de travail.   
La croissance des activités de services a longtemps permis d'absorber ces surplus de main d'œuvre.
Les prolongements de la troisième révolution technique avec la "micro-électronique" et ses nombreuses implications dans les activités tertiaires sont venues briser cette dynamique : En effet, les premiers effets du progrès technique se font sentir de manière conséquente avec le développement de la Bureautique (applications de la cybernétique) qui permet d'automatiser le travail des employés dans ce secteur longtemps épargné.
 
Le terme de nouvelle économie semble donc relever d'un pur effet de style. Il semble plus approprié de parler de l'émergence d'un nouveau secteur d'activité que nous pourrions appeler avec un même sens médiatique de " net économie ", généré par une nouvelle vague d'innovation, secteur d'activité à part entière avec ses réalisations et son propre développement mais également secteur ayant des effets non négligeables sur les activités plus traditionnelles ou dites réelles jouant ainsi le rôle de nouveau moteur de l'économie.
 
Générateur d'une croissance infinie, stimulateur de l'économie réelle, réducteur de coûts, vecteur de fluidité, d'indépendance et d'autonomie des décisions du citoyen, la net économie et ses liens étroits avec les activités traditionnelles seraient-ils en train de bâtir le meilleur des mondes à l'image de la publicité télévisuelle de Liberty surf. Lénine, Zapata, Chegévara ... en admiration devant la planète terre ... . " ils ont osé remettre ça ... la révolution... l’accès libre au savoir, au commerce… et c’est gratuit… Quel est leur leader ?".
 
Vers la fracture numérique :
Si la net économie est effectivement accessible dans le monde entier, cela ne signifie pas pour autant qu'elle est accessible à tous.
 
Quelques chiffres suffisent pour démonter le caractère quelque peu exclusif de ce phénomène : 304 millions d'internautes dans le monde pour 5982 millions d'habitants soit 5% de la population mondiale, 6 millions en France pour une population totale de 59 millions soit une proportion d'un peu plus de 10%.
 
Mais au-delà de ce ratio d'équipements pour lequel on promet et je ne le conteste pas, une croissance exponentielle similaire sans doute à l'utilisation du téléphone, il s'agit avant tout d'avoir ou d'assimiler la culture du net, de disposer ou d'acquérir une compétence technique particulière, d'avoir la capacité d'utiliser ce réseau pour ouvrir le caverne d' " Ali Baba " et bénéficier d'une autonomie en matière de travail, de gestion de l'épargne, de consommation... Mais nous y reviendrons plus tard, prenez garde aux quarante voleurs !
 
Dans les faits, loin d'être accessible à tous, la net économie qui vante les mérites d'un capitalisme décentralisé, tend à renforcer les inégalités existantes de manière flagrante et à diviser notre société déjà répartie par une inadéquation entre la valeur travail et le système productif en trois groupes :
§         Les travailleurs stables et permanents,
§         les intermittents à la situation incertaine et fluctuante ,
§         les exclus du marché du travail.
 
Après la fracture " sociale " caractérisée par une société à trois vitesses, voici venue l'heure de la fracture " numérique " qui creuse de manière encore plus significative un fossé entre les populations capables de se former et de s'adapter en permanence aux exigences du marché du travail et les autres.
 
En d'autres termes et comme l'exprime le sociologue américain Manuel CASTELLS, gourou de le nouvelle économie : " D'un coté, il y a des gens qui ont un capital personnel, culturel, un niveau d'éducation. Ils ont la faculté de gagner de l'argent. Et ensuite, ils ont l'aptitude technique, culturelle pour l'investir. De l'autre, ceux qui ne disposent pas de cette compétence se trouvent en dehors du jeu ". Il poursuit en distinguant schématiquement deux segments de population à savoir " ceux qui sont payés en salaires et ceux qui sont payés en stock-options ; ceux qui investissent par eux-mêmes, par le réseau, et ceux qui vont à la banque. ".
 
Profondément inégalitaire, nous voilà déjà loin du marché parfait et d'un capitalisme individualisé et décentralisé, c'est à dire accessible à tous.
Le miracle des stock options !
La nouvelle économie tend à introduire un nouveau mode de rémunération complémentaire ou substitut du revenu salarial : les " stock-options " qui correspondent à des parts optionelles du capital de l'entreprise distribuées au personnel suivant des conditions avantageuses et qui peuvent être lévées après un certain laps de temps et suivant certaines conditions.
 
Un exemple concret permettra de mieux comprendre ce système : l'entreprise propose à ses salariés des actions d'une valeur nominale de 100 francs à un prix de 80 francs. Le salarié acquière un droit sur une quantité d'actions suivant une grille de répartition définie par l'organe dirigeant de l'entreprise. Il pourra après un délais de cinq ans en France ( une année aux Etats Unis), lever l'option, acheter effectivement ces actions et bénéficier des éventuelles plus values (notamment sur les augmentations des cours) sans être soumis à l'impôt sur cette transaction.
 
Cette tendance gagne l'économie réelle et renforce l'idée d'un " capitalisme individualisé et décentralisé ", un capitalisme pour tous. De nombreuse entreprises ou groupes ont en effet mis en place de telle démarche participative : Bouygues, Alcatel, Vivendi...
 
Voici donc venu le temps du revenu spéculé qui consiste à accepter comme salaire une promesse de partage des plus values boursières à venir de l'entreprise !
 
A ce sujet, on peut raisonnablement penser que l'ensemble de la croissance américaine de l'ordre de 5.5% ces dernières années, qui a fait l'admiration des économistes libéraux de tout pays, repose sur cette éternelle spéculation qui conduit les ménages américains à emprunter pour maintenir leurs revenus et anticiper leurs éventuels gains en bourse. Ils consacrent 40% de leur épargne à la bourse, 1 ménage sur 2 possède des actions soit 78.7 millions de personnes.
Un seul grain de sable dans la machine et toute la mécanique s'effondre. Dans l'immédiat, n'oublions pas non plus de mettre en parallèle à cette impression de bonne santé économique la montée croissante des phénomènes de paupérisation, des détresses humaines et l'apparition des " Woorking poors ".
 
Un récent rapport des Nations Unies portant sur le développement humain dans 17 pays fortement industrialisés, a apporté quelques chiffes complémentaires à l'analyse trop restrictives des seuls taux de croissance comme gage de réussite économique : 19.1% de la population américaine vit au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, ce qui constitue le plus fort taux observé de l'étude, vient ensuite la Grande-Bretagne avec 13.5% contre seulement 7.5% en France.
 
Toutes ces données pour signifier que le plus important n'est pas l'apparence, le niveau de croissance économique mais bien le fond c'est à dire la manière dont elle est répartie entre les différentes composantes de la société.
 
Mais revenons après cette légère digression à nos stock options.
 
En apparence, ce système semble être des plus surs, puisque dans le pire des cas, c'est à dire une valeur de l'action inférieure au prix d'achat de l'option (80 francs), le salarié renonce tout simplement à lever l'option et n'enregistre aucune perte financière. C'est oublier que les stock options sont présentés comme une partie intégrante du revenu à la seule différence qu'elle est disponible à long terme, qu'elle n'est pas garantie et qu'elle constitue dans notre cas une perte sèche, un manque à gagner en terme de salaires.
 
Dans les faits, les stock options, si elles permettent aux salariés et à l'entreprise d'échapper à l'impôt, aux charges salariales, contribuent tout particulièrement à geler et à faire baisser les niveaux de rémunération contre un revenu virtuel liés à des phénomènes de spéculation boursière et des promesses des profit éventuels de l'entreprise.
 
Pourrions-nous donc devenir tous actionnaires donc capitalistes ?
 
Les stock options introduisent l’idée du partage des risques entre capitalistes et salariés en échange d’un partage des profits. Cependant, une étude des plans de répartition des options, met en évidence une clé de rétribution biaisée dans la grande majorité des sociétés. Ainsi chez Alcatel, les plus hauts dirigeants ont reçu 10000 options, 500 pour les plus bas, la moyenne montre un décalage plus frappant encore entre les dirigeants et les salariés de « bas étage » à savoir 1000 pour les premiers et 3 options pour les derniers. Chez L’Oréal, 9 dirigeants se sont octroyés 27,4% des options… Les exemples ne manquent pas : AXA, Vivendi, Paribas en France… En Espagne, 100 personnes se répartissent 270 milliards de dollars de stock options chez Téléfonica ! ! !
 
Start-up, née pour spéculer :
Il nous reste en dernier lieu à analyser et à comprendre l’esprit originel et ultime qui guide la vie d’une start-up et qui anime créateur et investisseurs. Il est clair au regard des secteurs développés dans le cadre de la net-économie, principalement liés à la diffusion d’information, que rares et le mot est faible, sont les start-up qui sont ou seront capables de créer de la valeur, au sens financier du terme, et de générer des profits sonnants et trébuchants, par leur propre et seule activité. Les seuls résultats affichés sont le nombre de connexions ou de sessions.
 
L’essentiel des fonds levés à leur création est destiné principalement à développer une politique marketing démesurée, véritable fin en soi en apparence, en quelque sorte paraître avant d’être et à n’importe quel prix… Nous voilà bien loin de la motivation initiale d’une entreprise… L’enjeu est de taille, il s’agit avant tout, par ce doux et mélodieux chant des sirènes, de s’attirer les faveurs des marchés financiers.
 
En effet, à défaut de créer de la valeur, il ne reste aux start-up pour se refinancer qu’à être rachetées (Alapage.com par Wanadoo, ou Multimania) ou à inscrire leur évolution dans une logique spéculative et à viser un objectif ultime, connu de longue date : « Entrer en bourse ».
 
Cette entrée en bourse permettra aux leveurs de fonds, en tranférant la charge et le risque sur les petits actionnaires sous l’emprise d’une fièvre médiatique et acheteuse, de se rembourser en encaissant au passage des plus values non négligeables. Comme l’a écrit en février 2000 un journaliste pamphlétaire sous le pseudonyme de Arno sur son site web « le Scarabée », je cite : « le capital risque n’investit pas pour qu’une entreprise lui verse des dividendes mais pour rembourser sur la première capitalisation en bourse de cette entreprise. Le but n’est pas la rentabilité, mais son achat in fine par le marché ».
 
Mais qui succèdera dans cette même logique aux petits actionnaires, à moins qu’ils ne soient les grands perdants et le dernier maillon de cette horrible  chaîne spéculative, les derniers payeurs ?
 
Conclusions :
Défiant les règles du modèle capitaliste et plus particulièrement celles de l’actionnariat traditionnel, les marchés ont fini par enclencher ; la passion ayant vécu ; un processus de régulation venant tempérer une fièvre spéculative qui s’est concrétisée par des mini krachs boursier sur les valeurs de la dite « nouvelle économie ».
 
En Mars et Avril 2000, des valeurs culte comme Equant ou Liberty surf ont enregistré des chutes de cotations vertigineuses, venant échauder analystes et gestionnaires de portefeuilles. A titre d’exemple, ils étaient 72% en Février 2000 à se dire prêts à « jouer » sur les valeurs des NTIC, ils n’étaient plus que 58% au mois de mai.
 
Plus récemment, Amazon.com, symbole de la nouvelle économie, prévoyait plus de 1200 licenciements et voyait sa cotation boursière dégringoler, sans compter qu’elle n’affiche toujours aucun bénéfice depuis sa création.
 
Véritable réajustement, les investisseurs ont commencé à remettre pied à terre et à rationaliser leurs choix par une approche redevenue un tant soit peu plus pragmatique, s ‘efforçant de différencier les entreprises ayant pour seule finalité une capitalisation boursière ou un rachat spéculatif et celles bâtissant de réelles stratégies visant à générer valeur et profits in fine.
 
L’expérience de la net-économie a mis bien à mal les promesses de l’épargne salariale, des stock options et tutti quanti. Le petit actionnaire semble bien perdu, bien seul dans cette spirale spéculative dont la logique lui échappe, tant elle est maîtrisée par une minorité, et le conduit de manière générale à être le dernier maillon d’une chaîne financière intraitable. 
 
Il ne faut cependant en aucun cas, bouder l’apport indéniable des NTIC et de la net-économie sur l’économie dite réelle : interactivité, fluidité, rapidité de communication contribuant à l’amélioration générale de la diffusion de l’information, clé de la stratégie d’une entreprise. Au delà de ces plus values générales liées à des améliorations de productivité, la net-économie est venue offrir de nouvelles perspectives et renforcer le poids de certaines entreprises de l’économie réelle par l’apport de marchés complémentaires. C’est notamment l’exemple de la FNAC qui complétant son réseau de magasins, a développé une boutique virtuelle via un site Internet et génère un chiffre d’affaires supplémentaire en drainant des marchés jusqu’alors isolés des grandes métropoles.
 
Cette dernière modération ne doit cependant pas m’empêcher de lancer une mise en garde de manière générale sur tout processus qui conduit à privilégier l’argent au service de l’argent au détriment de la création de la valeur, fruit éternel du travail de l’homme.
 
Emmanuel MEYZA
30/03/2001
 
par Emmanuel MEYZA publié dans : Témoignages
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Samedi 9 février 2008
Comme je l'ai indiqué dans ma déclaration de non candidature,  je n'ai pas renoncé à m'engager pour Fourmies et sa Région.
 
C'est pourquoi, j'ai décidé d’interpeller pendant cette campagne,   les principaux candidats aux élections municipales à Fourmies.
 
A l'approche de cette échéance, il s'agit d'éclairer le choix ou le non choix des sympathisants, des militants et des adhérents du MoDem via un exercice particulier... celui des "questions aux candidats".
 
Même si le MoDem n'est pas directement présent dans le cadre de ces élections, nous nous devons de participer et d’animer d'une manière nouvelle le débat démocratique.
 
Je publierai l’ensemble des réponses des candidats sur ce blog dans la rubrique « Fourmies 2008 – Questions aux candidats ».
 
Emmanuel MEYZA
Référent MoDem Canton de Fourmies-Trélon
 
par Emmanuel MEYZA publié dans : Fourmies 2008 - Questions aux candidats
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Mercredi 6 février 2008
20080201---COURRIER-DE-FOURMIES.jpg
par Emmanuel MEYZA publié dans : Presse
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