Mercredi 7 novembre 2007
3
07
/11
/2007
22:30
Par référendum en date du 29/05/2005, le peuple français à 54,68% a répondu
« Non » au projet de loi autorisant la ratification du traité établissant une constitution européenne.
J’ai pour ma part défendu le « oui » au projet de constitution tant il était devenu important à mes yeux de concrétiser, enfin, une Europe Politique, cette Europe qui nous manque
tant à certaine heure.
J’ai accepté le verdict des urnes.
Le référendum était approprié tout simplement pour intéresser les français à la construction européenne, les associer à un projet dont ils se sentaient exclus depuis
fort longtemps. Ce réveil douloureux était certes prévisible tant le fossé était devenu grand : « C’est Bruxelles qui a décidé… C’est la faute à Bruxelles… ».
Le 19/10/2007, les 27 dirigeants de l'Union européenne se sont mis d’accord sur le nouveau traité simplifié qui doit remplacer le projet de constitution rejeté par
les Français. Comme annoncé pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a opté pour une ratification par le Parlement.
Nicolas sarkozy exclut de redonner sur ce sujet la parole au peuple français commentant de fait un véritable déni de démocratie.
Même si je défends ce traité, cette position me paraît par principe inconcevable.
Cela me fait penser à cet enfant qui ayant essuyé le refus du père, se tourne discrètement vers sa mère pour lui demander la même chose et l’obtenir…Le père perd
tout simplement en crédibilité.
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA
-
Publié dans : Europe
0
-
Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
3
19
/12
/2007
20:51
Hormis l’Irlande qui s’apprête à utiliser la voie référendaire pour se positionner
sur le traité simplifié européen de Lisbonne, les autres états membres auront recours à la voie parlementaire.
Je me suis déjà exprimé à ce sujet (http://emeyza.over-blog.com/article-13634249.html) et je
souhaitais revenir pour réaffirmer ma position pour la France et d’indiquer que choisir la voie parlementaire revient à dire au peuple européen et cela à l’inverse de l’idée même de la
construction européenne que : « L’Europe, ce n’est pas pour vous… Cela est réservé à une élite bien pensante…qui décide pour vous ».
Faute d’intéresser directement les citoyens au projet européen, nous ne pouvons et ne pourrons nous étonner du fossé qui se creuse entre les citoyens et
l’Europe perçue inévitablement comme « Bruxelles » l’empêcheuse d’être maître chez soi.
L’Europe sera un ou ne sera rien.
L’adoption du traité simplifié qui marquera un premier pas vers une Europe politique, ne peut avoir de valeur que si elle résulte d’une consultation unique par voie
référendaire à l’échelle des 27 états membres et non pays par pays. Ce ne sont pas les nations qui doivent être consultées mais le peuple européen en tant qu’entité unique.
Cela aurait de la gueule et serait fort de sens, trancher une bonne fois pour toute…
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA
-
Publié dans : Europe
0
-
Recommander
Jeudi 10 janvier 2008
4
10
/01
/2008
21:36
La Commission européenne souhaitait instaurer une taxe carbone sur les importations provenant des pays qui n'agissent pas en matière de réduction des émissions des gaz à effet de
serre.
Il semble que la Commission européenne ait renoncé à proposer un tel mécanisme qui visait, dans un souci d’équité, à lutter contre la concurrence parfaitement
déloyale de produits industriels importés de pays qui ne se préoccupent pas de l'environnement (Chine, Inde, USA…)
Les produits importés de pays qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto ne devraient donc pas être surtaxés lors de leur entrée en Europe.
La raison évoquée par Peter Mandelson, Commissaire Européen pour le Commerce, est que cette mesure pourrait créer des disputes commerciales !!!
L’Europe aurait-elle peur tout simplement de son ombre ?
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA
-
Publié dans : Europe
0
-
Recommander
Commentaires