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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /2007 22:29

 

 

Il m’a semblé primordial pour tenter de répondre à cette question ou tout au moins de lancer un certain nombre de pistes, de dresser dans un premier temps un état des lieux.
 
Il s’est agi notamment de rappeler les faits historiques qui ont jetté les bases du partage des richesses à l’échelle mondiale.
 
Avant toute chose, quelques chiffres suffisent à mettre en évidence l’ampleur de la tâche et dans une certaine mesure le coté dérisoire de tenter d’y apporter une réponse, le fossé est creusé : 83% des richesses sont détenus par 20% de la population mondiale.
 
Bretton woods : des bonnes intentions à la domination
 
A la fin de la deuxième guerre mondiale, la désorganisation monétaire, les grandes crises des années 1930 et les désastres causés par la guerre ont rendu nécessaire la mise en place d’une nouvelle organisation matérialisée par les accords de Bretton Woods signés en juillet 1944 et qui marquèrent la victoire du projet américain présenté par WHITE au détriment des propositions de l’illustre KEYNES.
 
 
Ils aboutirent à la mise en place du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale.
 
Ces deux organismes institutionnels qui ont survécu à l’effondrement de ces mêmes accords en 1972 lorsque NIXON mis fin à la convertibilité du dollar en or, jouent aujourd’hui un role prépondérant dans le partage des richesses économiques à l’échelle mondiale et marquent profonfément les relations entre le nord et le sud, entre Pays uindustrialisés et pays en voie de développement.
 
Leur vocation à l’origine fut de soutenir la reconstruction europèenne au lendemain de la guerre, de promouvoir la coopération monétaire internationel, de faciliter le développement et la croissance équilibrée des échanges commerciaux internationaux.
 
De ce role honorable de reconstruction et de développement équilibré, le FMI et la Banque Mondiale sont devenus rapidement les instruments de l’orthodoxie ultra-libérale monétariste, imposant à terme des projets de développemnt désastreux dans certains pays dit en voie de développement et travaillant aux seuls intérêts économiques des pays industrialisés.
 
Ces faits ne sont sans doute pas éloignés du mode de fonctionnement et des modalités de décision de ces institutions :

- 48% du pouvoir de vote du FMI est en effet détenu par 8 pays que sont les USA, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume uni, l’Arabie Saoudite, la Chine et la Russie,

- par us et coutume les nations européennes font le choix du directeur du FMI tandis que les USA choisissent celui de la Banque Mondiale.

 
Dans le même ordre d’idée, l’économiste Joseph STIGLITZ fait remarquer dans son entretien accordé au Figaro le 09 août 2002 que tandis que le FMI demande aux pays du sud dits pauvres d’ouvrir leurs frontières pour favoriser le commerce international et d’abolir les subventions, les pays du nord continuent d’interdire l’entrée des produits en provenance du sud et maintiennent des subventions pour protéger certains de leurs marchés.
 
Loin de réduire la pauvreté dans les pays en voie de développenemt, les écarts continuent de se creuser.
 
Les derniers exemples de crise comme en Argentine ont mis une fois de plus en évidence pour les populations, les dégats causés par la rigidité ultra-libérale du FMI et de la Banque Mondiale qui fait abstraction des particularismes socio-économiques locaux.
 
Pour achever le décor, les accords de BRETTON WOODS et les institutions qui en découlèrent ont permis aux nations les plus riches le contrôle et la maîtrise des ressources énergétiques et minérales détenues par les pays du tiers monde.
 
Dans ces conditions que convient-il de faire ou de proposer ?
 
Du moins s’il en est encore temps, tant-il est évident que cette question a été posée aujourd’hui alors que les réponses sont attendue depuis la veille par la communauté mondiale du moins celle motivée par des valeurs humaines et une éthique politique où domine l’intérêt général !!!
 
A vrai dire, la question du partage des richesses est au centre du débat mondial. Il suffit pour cela de se reporter aux nombreux mouvements associatifs, sans que nous portions à ce sujet le moindre jugement de valeur, qui se sont illustrés notamment en proposant au forum de DAVOS un contre forum de PORTO ALLEGRE.
 
Il s’agit davantage pour ne pas être à la traine et d’être de nouveau une force de proposition efficiente, de réfléchir à rénover les régles du partage des richesses à l’échelle mondiale qui prévalent aujourd’hui. 
 
Penser et fonctionner autrement, une réforme en profondeur du FMI et de la Banque Mondiale:
 
Il est primordial de rapprocher les centres de décisions que sont le FMI et la Banque mondiale des pays concernés par les mesures que ces institutions entendent faire appliquer. Les projets de développement ou de sauvetage doivent être pris en parfaite connaissance des particularismes économiques, sociaux et culturels.
 
Il n’existe pas de solution unique et miraculeuse, un projet ne vaut que s’il est partagé par tous. Il doit donc être le fruit d’une parfaite concertation avec les acteurs « locaux ». Comme l’affirme, Joseph STIGLITZ, il est inpensable que « pour toutes les missions du FMI concernant des pays en voie de développement, rien n’oblige les gens à la tête de l’organisation à avoir la moindre expérience préalable de ces pays ».
 
De manière plus pragmatique, que penseriez vous d’un banquier qui accepte de vous prêter de l’argent pour faire l’acquisition d’un véhicule mais qui vous impose la marque, le modèle, le type de voiture sans vous demander l’utilisation que vous souhaitez en faire ?
 
[Par exemple une 206 cabriolet pour circuler en brousse alors que le 4 x 4 vous semblait plus approprié !!!]
 
Pour appuyer ces réflexions, il convient de rappeler au sujet de la crise économique traversée par l’Asie, que ce sont les pays qui n’ont pas appliqué les conseils du FMI qui s’en sortent le mieux comme la Chine (sans autres considérations), la Malaisie contrairement à la Corée, l’Indonésie et la Thaîlande. Les effets des programmes d’aides du FMI mis en place pour ces derniers se sont avérés catastrophiques. Après les avoir engagé dans des programmes de vastes dépenses, le FMI leur demande à présent de pratiquer l’austérité budgétaire et toutes ses conséquences.
 
Nous retrouvons les mêmes phénomènes en Amérique du sud avec la situation critique que traverse l’Argentine.
 
Un deuxième axe de réforme consisterait à responsabiliser les décideurs économiques du FMI et de la Banque Mondiale en mettant en place un système de sanction et davantage de transparence quant à la prise des décisions et leur évaluation, les gouverneurs de ces institutions et les équipes qu’ils dirigent ne peuvent être de la caste des « intouchables ».
 
Dans le même ordre d’idée, il conviendrait de modifier en profondeur les critères d’évaluation des programmes mis en œuvre. Aujour’hui, prévalent les notions de taux de croissance, d’équilibres budégtaires, d’inflation qui amènent, de manière plus générale, à une appréciation exclusivement basée sur des critéres d’ordre monétaire.
 
Il est grand temps d’avoir une vision plus globale pour apprécier l’efficience des politiques du FMI en introduisant des considérations sociales, des mesures d ‘impact sur la pauvreté, sur le chômage…
 
A titre d’illustration de ces propos et de simple exemple, un récent rapport des Nations Unies (2001) portant sur le développement humain dans 17 pays fortement industrialisés, a apporté quelques chiffes complémentaires à l'analyse trop restrictives des seuls taux de croissance comme gage de réussite économique : 19.1% de la population américaine vit au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, ce qui constitue le plus fort taux observé de l'étude, vient ensuite la Grande-Bretagne avec 13.5% contre seulement 7.5% en France.
 
Toutes ces données pour signifier que le plus important n'est pas l'apparence, le niveau de croissance économique mais bien le fond c'est à dire la manière dont elle est répartie entre les différentes composantes de la société.
 
Le troisième axe repose sur une démocratisation du fonctionnement du FMI et de la Banque Mondiale. Le déséquilibre du pouvoir est trop manifeste au sein de ces institutions, le simple fait d’adhérer via une démarche volontaire au FMI, ne confère pas un droit de vote à part entière et égalitaire, celui-ci étant lié à la puissance économique des pays membres. Les USA possédent à eux seuls 17% du pouvoir de vote, l’Allemagne 6%, le Royaume Uni 5%.
 
Le rapport des Nations Unies sur le développement humain dans son édition 2002 précise à ce sujet : « Aujourd’hui le FMI et la Banque Mondiale ne prêtent qu’aux pays émergents et en voie de développement. De plus, leurs prêts sont soumis à des conditions qui affectent de plus en plus les politiques locales des Etats. Il en résulte que les pays créanciers jouissent d’un pouvoir de décision accru et qu’ils utilisent pour durcir leurs exigences sur les pays endettés, ces derniers subissant des conditions imposées par l’extérieur et hors de leur contrôle. ».
 
Il est donc primordial d’établir un partage plus équitable du pouvoir de décision en attribuant aux pays emprunteurs davantage de poids et/ou de marge de manœuvre dans l’élaboration des actions qui les concernent directement.
 
Il est à espérer que l’avénement d’une Europe politique puisse y contribuer. Cela ne pourra se faire qu’à condition de se donner comme objectif d’être notamment un véritable contre pouvoir et une force modératrice au sein des nations développées dans les débats mondiaux : un fabuleux destin en soi !!!
 
En conclusion, il apparaît une certaine similitude entre les attentes des citoyens dans la pratique de la politique dans nos démocraties modernes et celles qui sont susceptibles de réformer et modifier les règles du partage des richesses à l’échelle mondiale : proximité des centres de décisions, responsabilisation des décideurs, évaluation continue et efficiente des politiques, renforcement des formes d’expression démocratiques.
 
 
Emmanuel MEYZA
[04/02/2003]
Par Emmanuel MEYZA - Publié dans : International
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /2007 17:47
Cécilia Sarkozy a contribué par son implication personnelle à la libération des infirmières et du médecin bulgares accusés d’avoir véhiculé le SIDA à plusieurs centaines d’enfants libyens.
 
Pierre Moscovici (PS), Arnaud Montebourg (PS) et Noël Mamère (Les Verts) ont critiqué ouvertement l’intervention de Cécila Sarkozy, dénonçant l’absence de statut légal de la « première dame de France » et son absence de légitimité dans ce dossier vieux de huit longues années.
 
C’est un peu comme s’ils venaient au secours de l’ancien ami, Bernard KOUCHNER, réduit dans cette affaire relevant de sa compétence, à un rôle de simple potiche auquel il devra s’accoutumer mais … bien lui en a pris de satisfaire à l’appétit du pouvoir.
 
Mais sur le fond, peu importe… les « otages » détenus par Kadhafi sont libres et je ne retrouve rien à redire sur le rôle informel que Cécilia Sarkozy aura finalement joué.
 
En d’autres temps, une intervention similaire de Danielle Mitterrand les aurait-ils offensés ? Je ne le pense pas.
 
En revanche, il est inacceptable de voir aujourd’hui Nicolas Sarkozy courir à Tripoli pour donner du crédit au pouvoir du Colonel Kadhafi qui, en tout état de cause, n’avait aucun intérêt à ce que les peines capitales prononcées à l’encontre des infirmières bulgares soient effectives. Il aurait eu, en effet, trop à perdre de l’isolement renforcé qui en aurait résulté.
 
Par ce geste, ce n’est pas le peuple Libyen qui est ramené sous les bons auspices de la communauté internationale mais c’est bien le Colonel Kadhafi, lui seul et sa dictature.
 
Rappelons que Kadhafi c’est une implication manifeste dans le terrorisme international avec notamment l'attentat contre le DC10 d'UTA, vol UT772 Brazzaville – Paris du 19 septembre 1989, qui a fait 170 victimes de 18 nationalités.
 
Et c’est justement parce que Nicolas Sarkozy est légitime et qu’il bénéficie d’un rôle formel en sa qualité de Président de la République Française, qu’il ne devait pas se compromettre et s’abaisser à ce voyage qui fait du Colonel Kadhafi, le grand vainqueur de cette affaire.
 
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA - Publié dans : International
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 21:22
L'entrée sans condition et sans contre partie de la Chine dans l'Organisation Mondiale du Commerce a consacré son ouverture à l'économie de marché et un renoncement déplorable des grandes nations développés.
 
Après que Pékin ait annoncé un taux de croissance à deux chiffres qui l’a fait figurer au rang de quatrième puissance mondiale, nous ne pouvons cependant que nous interroger au fil des dernières actualités , sur le prix payée par le peuple chinois, par nous-même et par nos économies :
 
 
- La Chine est devenue le véritable “price maker” des marchés de matières premières et pousse les cours à la hausse (acier, blé, pétrole…) pour assouvir sa croissance et pénaliser la notre;
- les normes internationales du travail édictées par l'OIT (Organisation internationale du travail) ne sont pas respectées en Chine, tant au niveau du travail des femmes, de celui des mineurs ou de la durée des journées de travail. D'après l'OIT, plus de neuf millions d'enfants chinois âgés de dix à quatorze ans travaillaient en 2000. Les secteurs les plus concernés : l'industrie textile, la fabrication de jouets, d'articles de sport et de feux d'artifice ;
- Après les jouets et le textile, les aliments en provenance de chine sont aujourd'hui mis en cause. Certains produits présenteraient des risques pour la santé. Des colorants, des moisissures cancérigènes, des résidus d'antibiotiques, des traces de mercure ont été découverts dans plusieurs produits. Divers ustensiles de cuisine en provenance de Chine portaient des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments. L'an passé, 263 notifications pour produits dangereux ont été relevées sur les produits alimentaires. De janvier à juillet 2007, déjà 209 problèmes auraient été signalés ;
- Le quotidien chinois « China Daily » rapporte le chiffre inquiétant d'un sixième de la population chinoise pour qui la sécurité de l'eau serait menacée. En effet, la pollution des fleuves Huai et Liao au nord et dans l'est du pays serait telle que leur eau serait impropre à la consommation, et même au toucher ;
-  ….
 
Un projet de loi sur l'économie du recyclage a été adopté le 26/08/2007 en première lecture, devant les députés chinois. Les autorités chinoises souhaitent, en effet, engager le pays dans la voie du développement durable par l'économie d'énergie et la réduction de la pollution… Il était temps.
Et que dire de l’industrie de la contre-façon et des droits de l’homme, de la colonisation violente du Tibet…
 
Il est primordial de réfléchir à la mise en place d’une charte éthique définissant les règles minimales à respecter en terme social, économique, environnemental et des droits humains comme préalable à toute relation commerciale.
 
 A défaut du respect de cette règle, il serait opportun de taxer lourdement ces relations commerciales afin de lever des fonds destinés à financer nos systèmes de protection sociale, les reconversions industrielles et l’innovation.
 
Comme le dirait si bien notre président à la sortie du Café du Commerce… « je pense que ce n’est pas injuste de penser cela !!! »
 
Emmanuel MEYZA
 
Par Emmanuel MEYZA - Publié dans : International
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 21:39
Lors de sa visite au Sénégal, Nicolas Sarkozy a tenu, le 26/07/2007 à Dakar, devant la jeunesse africaine un discours où il s’est érigé en donneur de leçon au peuple de l’Afrique noir…. Un discours invraisemblable :
 
Pour Nicolas Sarkozy…
 
« le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
 
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance.
 
Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. »
 
et de poursuivre…
 
« Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à regarder son accession à l’universel non comme un reniement de ce qu’elle est mais comme un accomplissement.
 
Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à se sentir l’héritière de tout ce qu’il y a d’universel dans toutes les civilisations humaines.
 
C’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes.
 
C’est de s’approprier la science et la technique modernes comme le produit de toute l’intelligence humaine. »
 
Ce discours invraisemblable se nourrit d’une pensée primitive et d’une mentalité colonialiste que je pensais révolues chez l’homme moderne… ces pensées que je pensais tout simplement d’un autre temps.
 
Je me demande, de plein droit qui est le sauvage entre Nicolas Sarkozy et l’Africain ? Qui est le plus noble ?
 
Comme l’a affirmé le 02/08/2007, Thomas HEAMS, maître de conférences en génétique à Paris : « Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait …. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme. »
 
En réaction, Achille Mbembé, chercheur camerounais (et oui Monsieur Sarkozy, cela existe !!!) défiait  le président Sarkozy de tenir un tel discours réhabilitant « des schémas intellectuels et politiques qui sont hérités du 19ème siècle », lors de sa visite annoncée à Pretoria’’.
 
Un tel discours ’’ne pourrait pas (se) prononcer en Afrique du Sud, parce qu’il déclencherait d’énormes passions racistes’’, a t-il commenté sur Radio France internationale (RFI) le 08/08/2007 et de poursuivre ’’Manifestement, le président ne connaît ni notre histoire, ni les significations humaines dont elle est porteuse. Il se permet de parler des Africains et par extension de tous les Noirs à la manière du maître qui a pris la mauvaise habitude de maltraiter son esclave ou encore d’avilir sa chose’’.
 
Le discours de Nicolas Sarkozy aura au moins eu le mérite de mettre en exergue la philosophie nauséabonde qui l’avait amené, le 10/05/2007 à Paris lors de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière, à dénoncer le « mode exécrable » de la « repentance », qui « exige des fils qu'ils expient les fautes supposées de leurs pères et de leurs aïeux ».
 
Il avait alors mis en branle le respectueux devoir de mémoire, défendu par Jacques CHIRAC.
 
Il est des jours de honte pour notre République et je me demande ce qu’a pensé de ce discours, Rama Yade, secrétaire d'État chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.
 
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA - Publié dans : International
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 20:46
La Chine envisage d’interdire l’exportation à ses entreprises polluantes.
 
Il va y avoir du sport !!!
 
Selon l’agence de presse officielle Xinhua , les entreprises chinoises qui portent gravement atteinte aux règles de protection de l’environnement pourraient être interdites d’exportation. L’accès aux marchés étrangers leur serait fermé de un à trois ans, a déclaré le vice-directeur de l’Agence gouvernementale de protection de l’environnement (Sepa), Zhang Lijun.
 
A quand la même interdiction pour les entreprises chinoises ne respectant pas les règles minimales  en terme social, économique et des droits humains.
 
Les jeux olympiques de Pékin approchent, la pression monte, le gouvernement chinois donne l’apparence de faire des concessions. C’est sans aucun doute l’heure des surenchères pour faire plier la Chine sur la question Tibétaine, Birmane et du Darfour…et cela au nom des droits de l’homme.
 
Emmanuel MEYZA
Par Emmanuel MEYZA - Publié dans : International
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