Jeudi 28 février 2008
Récemment sur un blog, j’ai laissé un commentaire expliquant que les
réactions à l’encontre de Nicolas Sarkozy étaient violentes par un simple effet de boomerang. La violence qu’il exerce dans ses relations aux autres, lui revenait tout simplement à la face
et de poursuivre que le moment venu, ses propres sympathisants et élus, ne lui feraient aucun cadeau tant la dérive sera avérée et menaçante pour leur devenir.
Nous y sommes… enfin nous y sommes presque.
Les mots de François Léotard qui vient de publier un pamphlet sur Nicolas Sarkozy, sont acides, corrosifs mais criant de
sincérité et de justesse, ils dépeignent le ressenti d’un malaise qu’il faut extérioriser :
« Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était
pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui…
Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald,
le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau
tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du
pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. »
François Léotard illustre cette désillusion qui guette les élus de l’actuelle majorité qui floués, jour après jour par
l’exercice monopolistique du pouvoir par Nicolas Sarkozy, n’auront plus d’autres choix que de le laisser au bord de la route pour limiter la casse, face à un électorat déboussolé…
Le « Je ne vous mentirai pas… Je ne vous trahirai pas… », résonne dans leur tête jusqu’à la migraine, leurs
gorges se serrent et la rancœur les tétanise.
Le jour venu, ils ne seront pas les derniers à s’acharner sur l’ambulance immobilisée sur quatre parpaings pour y récupérer le gyrophare, la klaxon, la roue de secours... … ou je ne sais quoi d’autres nécessaires pour faire un autre bout de chemin.
Emmanuel MEYZA
par Emmanuel MEYZA
publié dans :
Perspectives
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