Lundi 16 juillet 2007
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La rénovation des institutions passera avant tout par la capacité de ces mêmes institutions à lever des générations nouvelles et d’expériences différentes. Le reste ne sera qu’artifice et « baratin ».Après les élections législatives de 2007, le MoDem est particulièrement bien placé pour mesurer la difficulté de satisfaire à cette condition du renouveau, tant il a été compliqué à certains candidats de s’engager tout simplement dans l’arène politique.
Force est de constater que le parlement français (législative 2002-2007) n’est pas en mesure de représenter la diversité de la société française : 51,3% des députés sont issus du secteur public, fonctionnaires ou assimilés et 20,6% de professions libérales (juristes, avocats, médecins et chirurgiens, vétérinaires…).
Ce constat n’est certainement pas différent à l’échelle des Conseils Régionaux, Généraux et des Conseils municipaux.
Le dénominateur commun de ces deux catégories est la disponibilité de temps à laquelle elles peuvent prétendre sans remise en cause profonde d’un avenir professionnel :
- les fonctionnaires peuvent bénéficier pendant la durée de leur mandat d’une disponibilité et avoir la garantie de retrouver à terme leur emploi.
- les professions libérales peuvent faire gérer en partie leur affaire par des associés.
De leur côté, les salariés du secteur privé sont sous-représentés faute de disposer d’un environnement favorable à un engagement politique.
Plus que jamais, il est donc devenu urgent de mettre en place un véritable statut de l’élu permettant à la sphère privée d’entrer en force en politique et d’offrir la possibilité à des femmes et des hommes nouveaux d’exercer un mandat tout en gardant un lien, gage d’efficacité, avec le monde du travail.
Ce statut pourrait s’apparenter à celui des travailleurs protégés (quota d’heures pour la représentation dans le cadre d’un mandat ou d’une campagne en contre partie de dédommagement des entreprises ou de déductions de charges sociales, garantie de retour à l’emploi, droit à la formation, prime de remplacement du salarié à l’instar de ce qui se fait pour les congés maternité ….).
Tout reste à imaginer en la matière, l’enjeu n’en est pas des moindres… La démocratie.
Par Emmanuel MEYZA
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Publié dans : Perspectives
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